Hormone du bonheur – l’ocytocine

Hormone du bonheurHormone du bonheur, hormone de l’attachement : l’Ocytocine

L’ocytocine est une hormone notamment à l’origine de l’amour maternel. En agissant sur les rapports mère-enfant, elle protégerait, entre autre, le nouveau-né de l’autisme. Elle permettrait aux autistes de mieux s’intégrer dans la société.

Sa présence chez l’homme laisse supposer d’autres fonctions. On cite celles de l’opposition au stress ou des manifestations de tendresse et d’amour dans le couple.

Comment fonctionne cette hormone ?

Hormone du bonheur. Du point de vue structurel, l’ocytocine, est un polypeptide de neuf acides aminés. L’hormone est synthétisée par l’hypothalamus, secrétée et stockée par l’hypophyse. Cette production se fait par « pulsion », c’est-à-dire qu’elle peut avoir des pics de production importants. Elle ne se fait pas par rétroaction comme la plupart des hormones hypothalamo-hypophysaires impliquant une régulation limitant leur production.

De multiples effets

A l’origine, la seule fonction connue de l’ocytocine était le déclenchement de l’accouchement. Les capsules surrénales du fœtus arrivant à maturité sécrètent une quantité importante de cortisol, l’une des hormones du stress. Pour l’atténuer, la mère, en réaction produit une grande quantité d’ocytocine, ce qui va déclencher l’accouchement. Cette hormone continuera d’agir lors de la lactation. Elle contribuera ainsi à favoriser les rapports mère-enfant, d’où la fonction connue aujourd’hui : celle de l’attachement.

Par ailleurs, cet état de bien-être, en se prolongeant, pourrait être aussi à l’origine de l’attachement dans de nombreuses relations concernant le couple. On va retrouver la tendresse, l’amour, la relaxation, l’empathie induits par cette hormone que certains ont appelé « l’hormone du bonheur ».

En parallèle, la découverte d’une autre propriété – l’opposition au stress – laisse présumer que l’ocytocine est une hormone en rapport avec la confiance, la sérénité, l’empathie.

Mais aussi, selon des neurologues américains de l’université d’Irvine en Californie, l’ocytocine serait impliquée dans le processus de reconnaissance des visages. En effet, reconnaître les personnes qui nous entourent, avec lesquelles nous vivons, est une fonction essentielle pour notre vie sociale.

L’attachement et plus encore…

D’une part, le contrôle de l’obésité : Une équipe de chercheurs américains de l’Ecole de médecine de Harvard (Etats-Unis) ont découvert qu’un spray nasal d’ocytocine encourageait les patients suivis pour obésité à réduire leur apport calorique au moment des repas. Leurs tests ont révélé que l’hormone les aidait à avoir plus de contrôle sur leur comportement et à agir moins impulsivement.

D’autre part, le stimuli de la spiritualité : A la Duke University aux Etats-Unis, on a fait l’expérience de donner de l’ocytocine à un groupe d’hommes et un placebo à un autre panel. Ceux qui ont reçu de l’ocytocine ont déclaré avoir un sens de la spiritualité plus développé dans leur vie, lui donnant une signification plus forte. Ils ont rapporté se sentir davantage connectés aux autres. Après une séance de méditation, ils ont confié avoir éprouve des émotions plus positives pendant la méditation : la gratitude, l’espoir, l’inspiration, l’intérêt, l’amour et la sérénité.

En fait, si méditer et pratiquer la sophrologie favorisent la production naturelle d’ocytocine, alors pourquoi s’en priver ? Qui n’a pas envie de revenir plus souvent à cet état de bien-être ?

Au final, une chose est sûre, l’ocytocine, cette hormone du bonheur aux effets multiples, n’a pas fin de nous étonner.

Résultats des tests parus dans Social Cognitive and Affective Neuroscience.

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