Psychothérapie, spiritualité, méditation

psychothérapiePsychothérapie, spiritualité, méditation

Qu’apporte la méditation et où se situe t-elle entre psychothérapie et spiritualité ?

Méditer ne mène pas d’emblée au calme

Les bienfaits de la méditation sont si nombreux que celle-ci s’est installée dans toutes les strates de la société. Via son smartphone, au bureau ou lors de séances collectives, la pratique se généralise, galvanise les urbains stressés mais déconcerte aussi. En effet, certains ont des difficultés à s’y adonner. Tandis que d’autres y parviennent facilement mais connaissent des déconvenues. Logique, car la discipline n’est pas si accessible et si banale que cela.

Les néophytes curieux s’y mettent en douceur par des vidéos sur YouTube ou des applications comme Petit BamBou qui proposent des exercices simples de respiration et de relaxation. Quant aux plus investis, ils se tournent vers des cours collectifs ou des retraites menées par des enseignants.

Mais tout protocole peut avoir des effets et des conséquences physiques ou psychiques. Lorsque nous méditons, nous apprenons à faire face à notre propre vulnérabilité, à accueillir nos émotions et à reconnaitre nos souffrances. Donc, lorsque les défenses psychiques lâchent, certains traumas et souvenirs enfouis peuvent refaire surface. L’expérience devient délicate et désagréable. Aussi, si cette étape est trop difficile à affronter, des malaises, des crises de panique ou des effets de dissociation peuvent apparaître. Et ces phénomènes n’ont rien de mystique, il s’agit seulement d’une réaction de protection face au traumatisme qui réapparait.

D’où l’importance d’être bien accompagné et de savoir quelle est la visée d’une telle démarche. Est-ce pour atteindre un mieux être ou une détente, ou souhaitons-nous nous libérer de certaines souffrances ou pathologies (anxiété, angoisse, phobies, troubles psychiques…) ? Lorsque nous avons pu répondre à cette question, il est conseillé de s’adresser à des professionnels sérieux en prenant le temps de se renseigner et d’expliquer le but recherché.

Porosité des frontières entre psychothérapie et spiritualité

Depuis le début des années 2000, des scientifiques ont prouvé que la méditation pouvait aider à lutter contre la dépression et ses rechutes. Le but pour les médecins est d’apporter aux patients une approche complémentaire, un autre outil de guérison en parallèle des antidépresseurs.

Mais est-ce que cela fonctionne vraiment ?

« Oui mais pas pour tout le monde », témoigne Cyril Tarquinio, professeur en psychologie de la santé à l’Université de Lorraine, et directeur du laboratoire de psychologie de la santé. Il précise :  « On a trop vendu la méditation comme la thériaque dans l’Antiquité, cet antipoison qui faisait office de remède à tous les maux. Elle est utile dans certains cas mais doit être évitée à tout prix dans d’autres. Surtout, il faut garder à l’esprit qu’elle reste une approche complémentaire et pas alternative ! » D’où là encore, l’importance de trouver un praticien compétent qui propose une méthode sur mesure et accompagne les patients pour leur éviter des situations périlleuses.

Source  « Paris Match »

Lire aussi l’article sur La relaxation dynamique

Stress Post Traumatique

Syndrome de stress post traumatique et cancer

Traumatisme généré suite à un cancer : Ce que dit l’étude et ce qui se passe

stress post traumatique

Stress Post Traumatique. Dans une enquête de l’Université nationale de Malaisie publiée dans la revue Cancer(1), des chercheurs ont suivi 469 adultes atteints de différents types de cancer.

Ces personnes ont passé des tests psychologiques 6 mois et 4 ans après la découverte de leur maladie. Ceci a permis de révéler une fréquence inattendue de syndrome de stress post traumatique, dont l’incidence est de 21,7% à 6 mois et de 6,1% à 4 ans.
On peut en conclure que cette forte incidence du SSPT diminue avec le temps. Cependant, un bon tiers des patients initialement diagnostiqués présentent encore des symptômes 4 ans plus tard.
Dans le centre de cancérologie de l’étude, les patientes souffrant d’un cancer du sein ont eu accès à un programme de soutien. Comparativement à celles qui n’ont pu être suivies, elles sont 3,7 fois moins susceptibles de développer un SSPT à 6 mois.
Le SSPT est un trouble anxieux, voire anxiodépressif important. Il touche en général les personnes victimes d’un événement traumatisant brutal (catastrophe naturelle, attentat, risque de mort imminente, …). Il s’installe souvent plusieurs mois après la situation.
Cette étude montre que 20% des personnes atteintes de cancer en sont victimes. Ce fait dévoile la nécessité d’une prise en charge psychologique à l’annonce du diagnostic, mais aussi durant le traitement, voire après l’annonce de la rémission.

Les symptômes présentés sont assez spécifiques, avec une crainte diffuse de la rechute, une certaine forme d’hypochondrie qui se manifeste au moindre symptôme et la crainte de reconsulter.
Quand au contraire s’est installé l’évitement du souvenir du cancer, certains vont refuser de voir les signes d’alerte. Ils retardent leur consultation, voire refusent d’imaginer la nécessité d’un nouveau traitement.
De plus en plus de sophrologues travaillent en service d’oncologie. Cette notion de SSPT qui suit l’annonce d’un cancer est importante à considérer.
Si certains patients sont réticents à envisager de rencontrer un « psy », le fait de leur proposer de rencontrer un sophrologue est souvent mieux accepté.

Que faire d’autre si l’on a été victime d’un syndrome de stress post traumatique ?

Il existe des thérapies brèves comme l’EMDR (Eye Movement Desensitisation and Reprocessing) ou l’hypnose qui permettent d’abord de lever le traumatisme. Ensuite, il est nécessaire de pouvoir travailler dans le cadre d’une thérapie, qu’elle soit en sophrologie ou avec une autre méthode.

Il est essentiel de s’adresser à un professionnel de santé (psychiatre). Lui seul saura conseiller et orienter son patient en fonction du traumatisme subi. Chaque personne et chaque situation est différente et nécessite d’être évaluée individuellement.

(1). Source : CANCER November 20, 2017 DOI: 10.1002/cncr.30980 / Spiralibre

Sophrologie en entreprise : Est-ce efficace ?

Sophrologie en entreprise : Pour être et rester performant, une bonne qualité de vie est essentielle

La vie en entreprise aujourd’huisophrologie en entreprise

Les conditions de travail en entreprise ont beaucoup évolué ces dernières années.

Les acteurs économiques doivent davantage faire face aux conditions du marché global de plus en plus rapide et exigeant. Afin de rester compétitif, les sociétés se voient fixer des objectifs toujours plus ambitieux par leurs actionnaires.

Il en résulte que le personnel à tous niveaux, voulant rester performant, est soumis à une pression croissante et constante. Par ailleurs, les plans sociaux alimentent un sentiment d’insécurité dans leur poste et dans leur entreprise. Les collaborateurs redoutent de perdre leur emploi un jour, et de ne plus pouvoir s’épanouir dans leur vie professionnelle. Ces sentiments génèrent alors du stress chronique car ils se sentent en permanence sous pression, sans pouvoir se relâcher régulièrement.

Comment peut-on faire baisser le stress en pratiquant la sophrologie sur le lieu de travail ?

Lorsque des séances en groupe ont lieu sur le lieu de travail, elles permettent aux employés de s’accorder un moment pour eux où ils pourront prendre du recul en se reconnectant à eux-mêmes. Bien sûr, il n’est pas toujours évident de parler de son stress et de ses difficultés devant des collègues. Cependant, la séance reste un lieu et un moment confidentiel. Chacun est libre de s’exprimer ou non, et la bienveillance et le non-jugement sont appliqués et respectés.

Ces séances, qui incluent la pratique de la relaxation dynamique et l’expression des ressentis et sensations amènent les participants à se relaxer. Ils se mettent en retrait du monde extérieur et de leurs préoccupations, et peuvent mieux atténuer la pression. Ensuite, par une pratique régulière et répétée, les participants apprennent à mieux se connaître et à revenir à eux-mêmes plus facilement et plus rapidement. Ils prennent davantage conscience de ce qui est bon pour eux et parviennent à mieux contenir leur niveau de stress et maintenir leur performance.

Comment mettre en place des séances sur le lieu de travail ?

Rien de plus simple pour faire de la sophrologie en entreprise. Je peux me déplacer en entreprise pour mener des séances de sophrologie en groupe en journée ou en soirée lorsqu’il y a suffisamment de participants.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à me contacter par mail (crisnorway33@gmail.com) ou par téléphone au +33 6 45 93 00 86.

Voir aussi l’article sur les troubles musculo-squelettiques

Antidépresseur naturel ?

Un nouvel antidépresseur : la promenade dans la nature !

Et si se promener tout simplement dans la nature nous aidait à aller mieux ?

Le Professeur Bratmana, de l’Université Stanford (Etats-Unis), a conduit une étude (1) sur des personnes sujettes à la rumination mentale. On sait que ces personnes présentent un risque plus élevé de dépression.
Il a proposé à ces personnes de se promener, la moitié d’entre elles en ville et l’autre moitié en forêt.
Ensuite, il a étudié l’activité du cortex préfrontal. On sait en effet que lorsqu’on est envahi par des idées noires et qu’on les alimente, cette zone du cerveau s’active, notamment la partie droite.
Il a pu établir qu’au bout de 90 minutes de marche, le cortex préfrontal était moins actif chez ceux qui marchaient dans la nature que chez ceux qui marchaient en ville.
Enfin, une évaluation psychologique a pu noter que parallèlement, les participants se déclaraient moins envahis par leurs pensées noires.
On savait que si vivre en ville présente de nombreux avantages, le risque d’y souffrir de dépression y est plus important.

Finalement, on voit ainsi que marcher régulièrement dans la nature permet probablement de contribuer à réduire le risque de dépression, et à jouer un rôle d’antidépresseur.

Et un nouveau psychostimulant : la promenade dans la nature !

Aussi, des chercheurs américains ont étudié les effets de l’environnement sur la fatigue mentale, l’attention et la concentration (2). Ils ont demandé à 38 étudiants d’écouter une liste de chiffres et de la répéter en sens inverse.
Les résultats de l’étude ont établi que les étudiants qui étaient venus en traversant un parc étaient plus performants que ceux qui avaient pris le bus.
Nous savions déjà que l’activité physique est excellente pour l’activité cérébrale, mais on voit là que c’est encore mieux quand on marche dans la nature.

Par ailleurs, une autre équipe (3) a voulu mesurer l’impact des vacances dans la nature versus dans vacances à la ville. Toutes choses étant égales par ailleurs.
Les participants ont été jugés sur leur capacité à relire un texte et à en corriger les fautes.
Ceux qui avaient passé leurs vacances dans la nature étaient plus performants que ceux qui étaient restés en ville, cet effet persistant plusieurs semaines après.
Ainsi, la nature est bonne pour la concentration, la mémoire et la résolution de tâches intellectuelles.

Alors, à vos chaussures de marche !

(1) Nature experience reduces rumination and subgenual prefrontal cortex activation. Gregory N. Bratmana,J. Paul Hamilton et al. PNAS, 2015, 8567–8572.
(2)Berman, M.G.; Jonides, J.; Kaplan, S. The cognitive benefits of interacting with nature. Psychol. Sci. 2008, 19, 1207–1212.
(3) Hartig, T.; Mang, M.; Evans, G.W. Restorative effects of natural environment experiences. Environ. Behav. 1991, 23, 3–26.

Source : Spiralibre

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Psychologie positive et gratitude pour aller mieux ?

psychologie positivePsychologie positive, qu’est-ce que c’est ?

La psychologie positive est devenue un mouvement solide, assis sur d’innombrables études. Pourtant, elle reste critiquée et se heurte à de nombreuses réticences, liées d’une part à nos multiples « freins » au bonheur, et d’autre part à notre capacité à modifier nos paradigmes.

Il ne s’agit pas de « créer du bonheur à tout prix », car quand tout va mal, il est bien évident qu’il ne sert à rien de se forcer. Sauf à se faire violence et à favoriser un sentiment d’échec. Mais quand tout va bien, pourquoi ne pas laisser vivre ce ressenti et ces émotions agréables, qui sont bien présents au fond de nous si nous savons comment les chercher. Oui, parce qu’il faut les chercher ces émotions positives, cachées qu’elles sont pas notre société de consommation qui s’appuie fondamentalement sur … le mécontentement. Car c’est sur ce socle que s’accroît encore et toujours notre insatisfaction et à la suite, … notre consommation. Le paradoxe absolu est que dans notre société d’abondance, celui qui exprime de la gratitude est considéré comme un naïf, alors que cet état d’esprit est bien plus fréquent dans des pays moins « développés ». Un monde à l’envers !

D’où vient la psychologie positive ?

La psychologie positive est fondée sur le constat que les tendances altruistes existent naturellement (génétiquement) chez la plupart des animaux, ainsi que chez l’être humain (1,2). Ces tendances empathiques, compassionnelles et altruistes sont freinées par notre mental, notamment par notre éducation et par nos expériences sociales. Elles ne sont donc pas, comme l’affirmait la psychanalyse, essentiellement construite par la société (le sur-moi), pour contrebalancer les tendances humaines supposées être fondamentalement négatives (le ça).

Un nouveau regard

Cette approche radicalement différente ouvre à un regard nouveau, avec des conséquences immenses tant dans l’éducation de nos enfants, dans leur parcours scolaire, dans notre rapport aux autres et tout aussi bien dans la démarche de thérapeute en relation d’aide. Ainsi, de nombreuses pratiques de psychologie positive se sont développées dans le domaine de l’éducation, des apprentissages scolaires, de la santé, ainsi qu’en psychothérapie (3).

La gratitude est plus qu’une émotion liée à un plaisir personnel : elle devient un état d’esprit qui nous relie au monde et aux autres. Car la gratitude s’exprime par un comportement social : sourire, remerciement, silence d’appréciation, don en retour. C’est la grande émotion de structuration sociale, celle qui contribue notamment à faire qu’une communauté est plus que la somme de chacune de ses parties.

Les études sur la gratitude et son impact sur la santé ont commencé grâce au Pr Emmons à la fin des années 1990. Aujourd’hui, des équipes de chercheurs publient régulièrement des études sur la gratitude, tant rétrospectives que prospectives, avec des résultats des plus étonnants.

1 Jacques leconte : La bonté humaine. Ed. O. Jacob
2 Frans De Wall : Le singe en nous.
3 Jacques Leconte : Introduction à la psychologie positive.psychologie positive

Les études

Ainsi, en 2015 :

– Une étude Britannique (4) a montré que des personnes à qui on avait demandé de ressentir chaque jour un peu reconnaissance ont pu voir s’améliorer au bout de deux semaines à la fois leur sommeil et leur tension artérielle, comparativement à un groupe neutre.

– Une étude Américaine (5) très étonnante a montré que des patients suicidaires à qui l’on a donné des exercices psychologiques permettant de ressentir de la gratitude, voyaient leur niveau de désespoir se réduire dans 90 % des cas !

– Une équipe irlandaise (6) a étudié deux groupes durant trois semaines. Le premier devait noter chaque jour 5 choses dont ils se sentaient reconnaissants, alors que le deuxième en tout point comparable devait simplement noter 5 choses qui leur étaient arrivées dans la journée. Les personnes du premier groupe ont vu leur niveau de stress et de dépression chuter jusqu’à 27 %, alors que le groupe contrôle ne notait aucun effet.

– Une équipe japonaise (7), avec une étude quasi similaire, a retrouvé les mêmes résultats auprès de professionnels d’hôpitaux.

Un grand précurseur

Dès le début des années 2000, le Professeur Emmons avait déjà conduit plusieurs études (8), sur plusieurs centaines de personnes réparties en trois groupes. Celles du premier groupe devaient noter au moins un événement positif chaque jour. Le second devait lister les sujets stressants et le troisième prenait juste note des événements importants.

Au bout de 3 mois, les membres du premier groupe se sentaient plus heureux, avaient moins de souci de santé et pratiquaient plus d’activité physique. Le même test a été effectué avec des personnes victimes de maladies neuro-musculaires graves et dégénératives. Le résultat s’est trouvé être étonnant et même contre-intuitif, car il était encore plus positif, même du point de vue de leurs proches.

D’autres études (9) ont montré que la gratitude améliore aussi nos relations avec les autres, et en particulier nos relations de couple. Et c’est facile, car il suffit d’exprimer sa reconnaissance pour les petites choses du quotidien ; celles que l’on trouve tellement « normales » que l’on ne les remarque même plus et que l’on perd peu à peu le sentiment de la chance que l’on a.

Références:
4 The impact of a brief gratitude intervention on subjective well-being, biology and sleep. Marta Jackowska, Department of Psychology, Whitelands College, University of Roehampton, UK
5 Feasibility and utility of positive psychology exercises for suicidal inpatients. Huffman JC, Department of Psychiatry, Massachusetts General Hospital, Boston, MA, USA et al.
6 The effects of two novel gratitude and mindfulness interventions on well-being. O’Leary K. and Dockray S., school of Applied Psychology, University College Cork, Cork, Ireland.
7 Improving mental health in health care practitioners : randomized controlled trial of a gratitude intervention. Cheng ST, Tsui PK and Lam JH, Department of Psychological Studies and Department of Health and Physical Education, Hong Kong Institute of Education
8 Robert Emmons : Merci. Quand la gratitude change nos vies. Ed. Belfond 2008
9 Lambert NM, et al. « Expressing Gratitude to a Partner Leads to More Relationship Maintenance Behaviour ». Emotion (Feb. 2011): Vol.11, No.1, PP.52-60
Source : Spiralibre

Mal de ventre ou anxiété ?

Mal de ventre, troubles intestinaux, stress, anxiété… quels sont les liens ?

mal de ventre

Troubles physiques et psychiques

Le mal de ventre ou les troubles fonctionnels intestinaux sont catalogués depuis toujours comme ayant une forte composante psychosomatique. Ils sont en effet très souvent associés à des troubles anxieux. En fait, des études de plus en plus nombreuses semblent indiquer que l’origine de ces deux troubles se tient très probablement au niveau du microbiote intestinal. Celui-ci provoque à la fois les symptômes du côlon irritable (colopathie fonctionnelle ou troubles fonctionnels intestinaux : TFI) et les troubles anxieux.

Qu’est-ce que le microbiote ?

L’intestin est en effet colonisé par plus de 100 milliards de microbes. La plupart sont indispensables à la santé. Ils aident à la production de vitamines, à la digestion des aliments, à une influence positive sur le système immunitaire avec une prévention des infections notamment digestives (1), etc. Ces bonnes bactéries nous protègent des bactéries nuisibles qui déclenchent des diarrhées aigües, libèrent des toxines dans le sang et nous rendent franchement malades.

Mais elles tolèrent toutefois la présence d’autres bactéries, notamment celles favorisées par une alimentation peu naturelle (par ex. les fast food). Elles auraient une influence chronique néfaste sur la santé et notre humeur – au sens humoral du terme : nos humeurs (sang et lymphe) et notre humeur.

Ainsi par exemple l’influence du microbiote sur le développement de l’obésité, des maladies cardiovasculaires et du diabète de type 2 a été largement démontée (3), même si on ne sait pas encore comme cela se passe. Ainsi on sait que les personnes qui gardent un poids normal ont souvent dans leur intestin des Bifidobacterium lactis Bb12, des Lactobacillus rhamnosus ATCC 53103, des Lactobacillus rhamnosus ATCC 53102 et des Lactobacillus gasseri SBT 2055, alors que d’autres bactéries telles que Faecalibacterium prausnitzii sont retrouvés à des niveaux élevés chez les sujets obèses et diabétiques.

Concernant la bonne humeur, il a été repéré que le probiotique Lactobacillus rhamnosus JB-1 entraine une diminution de la production de cortisol liée au stress, associée à une réduction du comportement anxieux.

L’étude

Des chercheurs de l’Université McMaster au Canada (2) ont introduit dans le côlon de souris saines, le microbiote de personnes atteintes d’un syndrome du côlon irritable (TFI). Ces souris ont non seulement développé les mêmes symptômes intestinaux mais ont également présenté un nouveau comportement, plus agité et anxieux qu’auparavant. Pour entrer un peu plus dans les détails, les chercheurs ont transplanté aux souris un petit échantillon de selles provenant de trois types de personnes : des personnes saines, des personnes sujettes aux TFI sans troubles anxieux et des personnes sujettes aux TFI et présentant des troubles anxieux. Les souris transplantées de selles provenant de personnes saines sont restées saines, celles ayant reçu des selles de personnes sujettes aux TFI sans troubles anxieux ont développé un TFI sans troubles anxieux, et celles ayant reçu des selles de personnes sujettes aux TFI avec troubles anxieux ont développé un TFI avec troubles anxieux.

On peut donc en conclure qu’il y a des microbes intestinaux qui favorisent les TFI, d’autres les troubles anxieux, et peut-être les deux pour certains. La recherche actuelle se tourne vers l’étude approfondie des diverses bactéries intestinales et tente d’en établir un catalogue et surtout leur relation avec diverses maladies physiques ou psychiques.

Faut-il consommer des probiotiques ?

Peut-être et c’est fort possible, mais pour l’instant les études sont incertaines. De façon naturelle, les probiotiques se trouvent dans le yogourt et les produits fermentés. Certains praticiens de santé naturopathes possèdent une bonne expérience en la matière. Ils conseilleront toutefois essentiellement de retrouver une nutrition optimale, diversifiée et équilibrée, souvent crue, germée et biologique. Et ils adapteront le reste de leurs conseils en fonction du terrain de leur client. Une bonne alimentation, en le sens qu’elle favorise le développement d’un microbiote approprié, est certainement le meilleur moyen de maintenir l’équilibre de son intestin, le bon fonctionnement de son système immunitaire, et globalement une bonne santé.

1 L’intestin est le plus grand organe du corps, sa muqueuse est comme une très large « peau » intérieure qui est en fait en contact avec tout le microbisme de tout ce que l’on ingère. Les ¾ de l’immunité du corps est ainsi assuré par les organes lymphoïdes situés dans la membrane des intestins.

2 Science Translational Medicine 01 Mar 2017 doi : 10.1038/nature21356 Transplantation of fecal microbiota from patients with irritable bowel syndrome alters gut function and behavior in recipient mice

3 The Metagenics Healthcare Institute for Clinical Nutrition (MHICN) Gut microbiota lead the way to good health

Source : Extraits de l’article de Spiralibre

Sport et Sophrologie

sport et sophrologieC’est dans la tête du sportif

Les sportifs de haut niveau sont capables d’anticiper les intentions et les motivations de leurs adversaires car ils ont appris à se représenter leurs idées. Ainsi, ils peuvent adapter leur réaction afin qu’elle soit efficace et dominante pour prendre l’avantage dans le jeu.

sport et sophrologie

Théodor Reik (1888-1969), psychanalyste américain, définissait le tact comme « une certaine adaptation de notre rythme personnel à celui de notre entourage ». Il aimait ajouter qu’il faut attendre le moment opportun pour donner une interprétation.

Inconsciemment, ce que le sportif reçoit comme informations au moyen de ses sensations va être deviné, éprouvé puis interprété afin qu’un choix de réponses ou de réactions adéquates apparaissent pour répondre à l’objectif fixé. Ces stimulations se transforment en affects qui entraînent la formation d’une idée ou d’un raisonnement.

Quand les athlètes sont présents dans l’action, ils sortent rapidement de l’esprit pour réagir au mieux. Mais lorsque les stimulations ou l’enjeu les submergent, et ceci malgré une bonne préparation, soit ils se projettent dans l’avenir, soit ils ruminent ce qui s’est mal passé. Les attitudes deviennent inappropriées corrélatives à une baisse de la concentration. Le sort d’un match ou d’une rencontre ne dépend pas forcément du talent exceptionnel d’un individu mais plutôt de celui qui saura éviter la faute.

L’importance du lâcher prise

Quand l’athlète échoue dans sa compétition malgré le fait qu’il soit dans d’excellentes dispositions physiques et techniques, suit généralement le manque de confiance en ses capacités. Le facteur majeur de la déconcentration est émotionnel, et c’est l’émotion qui parasite notre aptitude à passer d’un état à un autre. Dans le sport, il s’agit de passer du geste imaginé au geste réalisé tout en tenant en compte des impondérables, des événements imprévisibles. Plus l’athlète sera bien préparé mentalement, mieux il pourra réagir face à l’imprévu. Mais ce n’est toujours pas suffisant, car si l’expérience et la répétition peuvent être déterminantes, l’insouciance et donc le lâcher prise permettront parfois de faire la différence qui mènera au succès. Enfin, elle permet de tenir le doute à distance et l’empêcher de s’installer.

Ce qui est vrai pour tout le monde

Dans les moments d’hésitation, nous évitons de réagir et s’opère alors un retour sur soi. Plusieurs fois dans une journée, nous manquons d’attention sur ce qui se passe autour de nous. Cela permet de récupérer émotionnellement pour ensuite mieux nous adapter à l’environnement. Pendant ce laps de temps, nous effectuons des actions dans un état de conscience qui ne permet pas d’être lucide. Le cerveau ne sait bien faire qu’une chose à la fois !

Nous agissons de manière mécanique, en omettant l’essentiel : le temps consacré à la préparation de la réponse est trop important par rapport à l’immédiateté de l’action. Ne vous est-il jamais arrivé de conduire et de réaliser que vous avez roulé un bout de chemin sans être conscient de ce que vous faisiez dans la conduite ? Au contraire, vous avez eu une succession d’idées et de réflexions personnelles qui n’ont certainement rien à voir avec votre conduite. C’est une prise de distance avec votre perception consciente.

L’utilisation de la sophrologie pendant la préparation sportive permet de travailler la « concentration » sans la forcer. Il est très intéressant, du point de vue émotionnel, d’identifier ce qui est susceptible de sortir la personne de l’action à mener. Le simple fait d’en prendre conscience permet par la suite de rester dans le rythme de la compétition.

Sport et Sophrologie, quels apports ?

Plus l’esprit est disposé à faire preuve de souplesse, plus la concentration sera facile. Aussi, entraîner l’esprit à s’assouplir, c’est lui apprendre à laisser circuler librement les émotions entre les stimulations (le monde extérieur) et les interprétations (notre monde intérieur). En pratiquant la sophrologie régulièrement, le sportif peut apprendre à améliorer cette capacité de libération de l’esprit et donc sa capacité de concentration.

La relaxation exercée en niveau de conscience modifié (entre veille et sommeil) permet de désamorcer et de prévenir des situations où l’esprit pourrait être proche de la saturation. Qu’elles soient des situations stressantes (finales, championnats etc…) générant une accumulation de tensions, ou des stimulations répétées pouvant entraîner une inhibition de la réponse ou des réactions excessives. Les émotions contenues ou explosives, qui sortent l’athlète de sa concentration, font suite à des périodes parfois courtes mais intenses de « distress », également appelé « stress dépassé ».

A plus long terme

En outre, l’athlète qui pratique la sophrologie, va libérer les tensions inutiles dans son corps. Il développera progressivement une meilleure conscience de lui-même et de son propre schéma corporel. Ceci l’amènera à une analyse plus fine de son propre comportement.

Dans ce contexte, le sportif imagine une nouvelle représentation de sa problématique qui va l’aider à dépasser des réflexes limitants. C’est en prenant pour pilier la réalité, comme dans un rêve éveillé, qu’il est à même de distinguer et différencier ce qui le gêne. L’intégration passe ensuite par une description de ce qu’il a vécu pendant la séance, qui peut par ailleurs l’amener à réaliser ce qui n’est plus approprié et ce qu’il faut changer.

Enfin, la concentration et l’implication des athlètes, à l’entraînement comme en compétition, sont le produit des interactions du groupe et de l’individu. L’état d’esprit d’une équipe, son ambiance, ont une influence considérable sur la performance individuelle et collective. La capacité d’attention reste étroitement liée à la motivation de l’individu. C’est aussi en cela que la sophrologie peut amener des résultats à la fois sur le fonctionnement du sportif lui-même, et sur sa place et son fonctionnement dans le groupe.

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Rentrée blues ou anxiété

anxiétéRentée Blues ou anxiété ?

La rentrée est proche et les vacances se terminent. Pour certains, ce moment de l’année signifie reprendre ses habitudes, un retour nécessaire à une vie organisée et planifiée.

Alors que d’autres peuvent ressentir un malaise, une baisse d’énergie, un manque d’envie, voire de l’anxiété. Pourtant, nous pensons avoir réussi à nous déconnecter, à nous reposer, à faire le plein de vitamine D, et devrions au contraire être en pleine forme. Alors pourquoi ce mal-être soudain et comment faire pour aller mieux ?

Les manifestations de ce mal-être peuvent être multiples allant du simple blues temporaire dû au changement de saison et du rythme de notre vie, jusqu’à la dépression, en passant par l’anxiété, le brown-out ou encore la perte de sens.

Du Blues à l’anxiété

Si vous sentez que tout vous pèse, que vous n’avez plus d’énergie pour vos activités quotidiennes, que vous êtes fatigué en vous levant dès le matin, et que ces sensations sont nouvelles pour vous, vous avez peut-être un passage à vide temporaire qui s’atténuera ou disparaîtra lorsque vous serez de nouveau dans l’action et au cœur de votre vie. Cependant, si ces sensations persistent et que vous perdez le goût à ce que vous faites, que vous perdez l’envie, il peut alors s’agir d’un brown-out ou d’une fatigue chronique (cf. articles sur le brown-out et la fatigue chronique). Dans ce cas, il est conseillé de consulter un professionnel (médecin, psychothérapeute, psychopraticien, sophrologue…) qui pourra vous aider à redonner du sens à votre vie, ou à vous amener à trouver ce qui vous anime vraiment intérieurement.

Enfin, si vous ressentez que des sensations plus physiques commencent à apparaître (accélération du rythme cardiaque, vertiges, du mal à respirer, transpiration, perte du sommeil, douleurs musculaires), elles peuvent être le signe de crises d’angoisse ou de troubles anxieux. Dans ce cas, il est important de consulter un médecin afin qu’il pose un diagnostic et trouve un traitement adapté.

Car l’anxiété, même si elle est instinctive et nécessaire, il y a de la « bonne » et « mauvaise » anxiété, comme pour le stress.

Mais qu’est-ce que l’anxiété ? Et quand est-elle « bonne » ou « mauvaise » ?

Bien que l’on en parle beaucoup, les informations que l’on trouve ne sont pas toujours exactes, notamment lorsqu’il s’agit des soins et des traitements. L’anxiété est devenue l’une des dix causes les plus fréquentes d’arrêt de travail, en nette augmentation ces dernières années.

La définition la plus courante est : « une émotion due à une menace observée ou vécue, qui mène le plus souvent à un évitement ou une esquive de celle-ci ». C’est donc un réflexe instinctif et naturel du corps, un mécanisme de survie archaïque face à une peur. Alors pourquoi de plus en plus de personnes en souffrent de nos jours ?

Concrètement, l’anxiété est la peur de l’avenir, émanant de sentiments négatifs et d’une perte d’espoir de réalisations positives, d’où un excès d’inquiétude de ce qui pourrait nous arriver. Nous nous projetons de plus en plus dans le futur jusqu’à ne plus être capable de profiter de l’instant présent.

Or ce ne sont pas les événements de la vie qui provoquent l’anxiété, mais bien la façon dont nous accueillons et gérons ces événements. Plus nous avons peur de ce qui peut nous arriver, plus nous devenons anxieux, jusqu’à avoir peur d’être anxieux ou avoir peur de voir apparaître des crises d’angoisse.

Voir aussi un autre article sur psychologue.net ici

En quoi l’anxiété peut-elle être une maladie ?

Il est vrai que les symptômes physiques ne conduisent pas nécessairement à des causes organiques, même s’ils sont bien réels. La personne anxieuse est emprisonnée dans des questionnements intenses et quasi-permanents, entrainant des symptômes tels que la tachycardie, les crises d’angoisse, les pensées négatives intrusives, la panique, entre autres. D’où cette difficulté à la considérer comme une maladie. Cependant, elle est bien reconnue comme telle et incluse dans le Manuel Diagnostique et Statistique des Trouble Mentaux.

L’anxiété est donc une maladie psychosomatique issue de troubles émotionnels ou organiques qui affectent l’être tout entier, aussi bien le corps que l’esprit. C’est pour cela qu’un accompagnement pluridisciplinaire incluant un suivi psychologique et médical est souvent préconisé.

Toutefois, il n’est pas toujours nécessaire de passer par un médecin. Parfois, passer par un psychiatre sera plus pertinent car sa spécialité médicale se charge spécifiquement de la santé mentale.

Alors en quoi l’anxiété peut-elle être « bonne » ?

Certaines personnes vont ressentir les symptômes décrits ci-dessus sans pour autant se sentir malade ou affectés sérieusement dans leur vie quotidienne. Dans ces cas, soit ces symptômes se manifesteront de manière ponctuelle suite à des situations plus difficiles ou de stress mais ne se transformeront pas en un trouble durable mettant en danger l’équilibre de leur vie en général. Au contraire, ils donneront l’énergie nécessaire pour affronter les difficultés passagères. Les symptômes disparaîtront une fois qu’une étape sera franchie ou bien qu’une solution sera trouvée.

Mais attention, il est conseillé de rester très prudent et de comprendre que l’anxiété requiert en général un traitement, qu’elle soit intégrée dans un trouble ou non. Le professionnel (médecin, psychiatre, psychologue ou thérapeute) saura poser un diagnostic et établir un plan médical pour le bien et la santé du patient.

Le sport, la méditation ou la sophrologie peuvent-ils traiter l’anxiété ?

Selon la gravité de l’anxiété, les méthodes alternatives peuvent en effet être bénéfiques et même atténuer ou éliminer certains symptômes. Mais il est toujours préférable de partir d’un accompagnement professionnel pluridisciplinaire pour traiter au mieux la maladie. Car n’oublions pas que l’anxiété est une maladie qui peut créer beaucoup de dégâts physiques ou psychiques au-delà d’un mal-être qui nous empêche d’apprécier la vie. Donc, oui aux ressources alternatives dans la mesure où elles restent cadrées et ne se substituent pas à un traitement s’il s’avère nécessaire.

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Des restrictions alimentaires aux limites sociales…

Qu’est-ce que l’orthorexie?

Parmi les différents troubles du comportement alimentaire, nous connaissons bien l’anorexie et la boulimie, les compulsions alimentaires de toutes sortes et la restriction cognitive. Mais avez-vous entendu parler de l’orthorexie (1) ?

 

L’orthorexie est un trouble du comportement lié à une focalisation excessive sur une alimentation saine. Les difficultés commencent en général suite à un trouble physiologique (souvent digestif) associé à une conséquence psychologique de type anxieux. Ainsi par exemple, suite à une indigestion, un eczéma, ou une céphalée par exemple, le raisonnement est d’attribuer cet inconfort à ce qu’on a mangé. Jugé « mauvais », cet aliment sera supprimé de l’alimentation. Ce comportement se trouve d’autant plus consacré que des justifications de toutes sortes peuvent être trouvées sur Internet.

Comme l’aliment n’est pas nécessairement la cause du mal-être, celui-ci revient à l’occasion. Puis la logique se renouvelle avec un nouvel aliment. Peu à peu, la personne réduit de plus en plus sa diversité alimentaire, jusqu’à ne plus garder qu’une demi-douzaine d’aliments qu’elle considère comme sûrs.

On estime que ce trouble augmente avec les informations sur la pollution des aliments : nous avons de plus en plus de crainte de nous « empoisonner ». La forme pathologique du trouble, c’est-à-dire désociabilisante et délétère au plan physiologique, concernerait 3 % de la population. Elle touche davantage les femmes que les hommes. Les personnes ne sont plus invitées dans les repas de famille ou d’amis, ou bien arrivent à la soirée avec leur nourriture. Au pire, le risque peut devenir nutritionnel et parfois vital : des carences potentiellement dangereuses s’installent, conduisant parfois certaines personnes à l’hôpital, voire à la mort.

Qu’est-ce qu’un régime orthorexique?

Tous les régimes orthorexiques sont différents. Certains ne mangent que des fruits cueillis fraîchement, d’autres vont mâcher chaque bouchée cinquante fois, les colopathes auront éliminé toutes les fibres, toutes les formes imaginables sont possibles. Les personnes souffrant d’orthorexie sont obsédées par leur santé. Elles passent de longues heures à faire leurs courses, détaillant toutes les étiquettes, confinant parfois à un trouble obsessionnel compulsif.

La sociabilité s’altère et génère une forte ambivalence : soit l’orthorexique respecte ses interdits et se coupe de ses amis, soit il mange comme les autres et se culpabilise en sachant qu’il déroge à ses croyances. Certaines personnes présentent même un bénéfice secondaire à ce comportement : elles deviennent ainsi originales, singulières. Une façon de s’affirmer. Menant à un contraste avec la tradition : avant, l’hôte qui avait préparé un repas se sentait offusqué si l’invité ne mangeait pas ce qu’il lui avait préparé. Maintenant, il risque de se sentir gêné de n’avoir pas tenu compte de la singularité de son invité. Autres temps, autres mœurs …

1 Pr Patrick Denoux : Pourquoi cette peur au ventre ? Editions JC Lattès

Source : http://spiralibre.com

Bac stress le jour J

BAC  STRESS

bac stress

Des milliers de lycéens sont en ce moment confrontés au stress et à l’anxiété à l’approche du baccalauréat. Mais si à petite dose le stress a un effet stimulant, il peut, lorsqu’il est trop important, s’avérer néfaste pour la performance. Quelques conseils sophro pour aider les adolescents à mieux gérer leurs émotions le jour J.

L’effet du stress sur le cerveau Bac stress

Bien que le stress soit un phénomène classique au moment du Bac, il peut impacter à la fois la performance et le bien-être des lycéens. L’adolescent, qui se prépare mentalement à l’éventualité de l’échec, indique au cerveau qu’il existe une menace potentielle, ce qui provoque une réaction en chaîne dans l’organisme.

Catherine Aliotta, sophrologue décrypte : « On parle de plus en plus d’anxiété de performance. Un phénomène qui touche de près les lycéens lorsqu’ils s’infligent une forte pression pour réussir leurs examens. L’hormone du stress qui est produite dans le cerveau, va à haute dose, inhiber la capacité d’apprentissage et empêcher aux informations d’être correctement assimilées. Le jour J, ce même stress peut faire perdre au lycéen tous ses moyens et avoir de lourdes conséquences à posteriori sur sa confiance en lui. Il est donc très important d’apprendre à le gérer au plus tôt surtout si le lycéen envisage ensuite des études supérieures. »

Gérer son stress, ça s’apprend

Il est possible d’apprendre à gérer son stress avant les examens en effectuant des exercices de respiration et de visualisation issus des techniques de sophrologie. Les adolescents peuvent ainsi apprendre à prendre conscience de leur stress, le prévenir et limiter son impact sur les performances à l’oral comme à l’écrit avant qu’il ne s’installe. Néanmoins, il faut pouvoir s’y être préparé en amont, par exemple, au cours de séances de sophrologie. Lors de ces séances, l’adolescent apprend à mettre en oeuvre des petits exercices de respiration et de relaxation pour palier un pic de stress le moment venu.

Un exercice pratique pour le jour J

Pour éviter qu’il n’y ait de pic de stress le jour J, il est recommandé aux lycéens de travailler sur une respiration abdominale avant l’épreuve, précisant que lorsque l’on est stressé, on a plutôt tendance à respirer par le thorax. Un mécanisme qui a la particularité de faire entrer dans l’organisme une grande quantité d’oxygène rapidement et accélère naturellement le rythme cardiaque. Mais cette façon de respirer peut augmenter les effets néfastes du stress comme les palpitations cardiaques ou les vertiges.

Mieux vaut donc privilégier une respiration plus douce comme la respiration abdominale en cherchant à gonfler le ventre comme un ballon. Cette technique a aussi l’avantage de passer inaperçue face aux autres élèves. Pour accentuer les effets bénéfiques, le lycéen stressé pourra imaginer inspirer du calme et le diffuser dans tout son corps à l’expiration. Jusqu’à ressentir l’apaisement désiré.

Davantage d’informations sur le site : Chambre Syndicale de la Sophrologie.

Voir le reportage sur BFM : »BAC : Se relaxer avec la sophrologie »

Sommeil et sophrologie, comment ?

sommeil et sophrologieSix erreurs à éviter en cas de sommeil perturbé et comment la sophrologie peut aider à retrouver le sommeil

Sommeil et sophrologie

Les troubles du sommeil sont multiples et font souffrir davantage de monde dans notre société. Lorsqu’on n’arrive pas à dormir ou que l’on subit des réveils nocturnes, certains réflexes ne sont pas profitables, voire néfastes. Découvrez les six erreurs à éviter, et comment agir autrement pour bien dormir.

1. Rester dans son lit

Le fait de se tourner et de se retourner dans son lit empêche le sommeil d’arriver. En effet, ce comportement engendre des pensées fixées sur l’endormissement qui ne vient pas. Ces pensées font augmenter le stress, ce qui empêche de s’endormir. On tombe alors dans un cercle vicieux.

A faire à la place : sortir de son lit, aller marcher, faire une activité calme, et aller se recoucher plus tard. Une fois recouché, se concentrer sur sa respiration ou compter ses respirations. Recommencer si on n’est toujours pas endormi dans les 20 minutes qui suivent le moment du coucher. Préférer une respiration abdominale avec de longues expirations.

2. Fumer, boire un café ou un thé

La nicotine, ainsi que la caféine et la théine, sont des excitants. Ils ne favorisent donc pas l’endormissement.

A faire à la place : boire de l’eau, une tisane ou du lait.

3. Allumer la télévision ou son ordinateur

La lumière des écrans (télévision, téléphone portable, ordinateur) maintient le cerveau en alerte, ce qui n’est pas propice à l’endormissement.

A faire à la place : lire un livre et stopper les écrans au moins 1h avant l’heure du coucher.

4. Allumer toutes ses lumières

La lumière forte empêche la sécrétion de mélatonine qui est l’hormone du sommeil. Cette hormone est photosensible, c’est-à-dire qu’elle est secrétée dans la pénombre et stoppe avec la lumière, ce qui explique qu’on est réveillé avec la lumière du jour.

A faire à la place : rester dans la pénombre, allumer éventuellement une veilleuse.

5. Grignoter

Si on se réveille en pleine nuit, on peut être tenté de se ruer vers la nourriture, or le grignotage remet en route la digestion, ce qui peut vous gêner encore plus pour vous endormir.

A faire à la place : préférer une activité calme comme la lecture, une ballade, un exercice de sophrologie. Avant de dormir, il est conseillé de faire un repas du soir peu copieux.

6. Regarder l’heure

Un des réflexes de la personne qui ne dort pas est de regarder l’heure. Cependant, voir les minutes (ou les heures) passer est le meilleur moyen d’augmenter son stress et donc de ne pas dormir.

A faire à la place : éteindre son réveil ou le tourner, retirer sa montre et la ranger pour la nuit. Préférer s’intéresser au rythme de sa respiration ou bien respirer dans une partie du corps, ou dans la globalité de son corps afin de libérer toutes les tensions.

Enfin, les yeux fermés on se relaxe…

Finalement, lâcher prise et retrouver une bonne qualité de sommeil est possible en pratiquant régulièrement les techniques de relaxation telles que la sophrologie. C’est en atteignant un relâchement musculaire que le mental peut se laisser aller. Mieux dormir contribue à améliorer notre qualité de vie et notre bien-être.

Source : http://psychologue.net

Voir aussi l’article sur la fatigue chronique

 

Bien-être et sophrologie

Bien-être et équilibre intérieur, comment faire ?

bien-êtreTrouver son équilibre intérieur, le travailler au quotidien et la garder, malgré les obstacles de la vie, peut nous aider dans le chemin vers un mieux être

Le bien-être, la sérénité, c’est un état d’esprit qui nous permet de mieux affronter la vie et ses obstacles, de mieux se relever après un coup dur. Mais comment faire pour atteindre cette sérénité ? Elle passe d’abord par une connaissance de soi, et par un travail d’élimination des peurs limitantes. Nous vous donnons tous nos conseils.

Accepter ses failles et ses contradictions

Nous avons tous des failles : nous sommes nés ainsi, elles font partie intégrante de nous au même titre que nos forces. Personne n’est à blâmer pour nos failles, elles font partie de notre être et ne sont pas quelque chose qu’il faut cacher. On peut les travailler si elles sont gênantes, mais ce sont aussi elles qui font que notre personne est unique. Pourtant, accepter ses fragilités ne se fait pas en un claquement de doigts, cela demande du travail.

Nous avons aussi des contradictions, les accepter fait partie de cette recherche de l’équilibre intérieur. Il ne s’agit pas ici de se juger, mais de mieux connaître la manière dont on fonctionne. Par exemple, imaginez quelque chose qui vous met mal à l’aise, et essayez de comprendre ce qui vous freine. Cela vous permettra de donner plus de sens à vos comportements.

Travailler ses compétences

On se dit souvent que la vie serait plus simple si l’on était plus beau, plus grand, plus intelligent… En faisant cela, on se déprécie et on s’empêche de trouver notre équilibre. Essayez de trouver vos compétences, ce en quoi vous êtes doué, et de les travailler. Il peut s’agir de la peinture, du chant, du bricolage… N’importe quoi ! En se concentrant sur ce que l’on aime, on se sentira plus apaisé.

Se remettre en question

Lorsqu’on rencontre une difficulté, en plus de chercher les solutions, on peut essayer de comprendre ce qui nous a amené là. On a en général tendance à dire que c’est de la faute de quelqu’un d’autre (et c’est souvent vrai), mais nous avons aussi notre part de responsabilité. Que pouvons-nous faire pour changer les choses ?

S’inspirer des autres

Par peur, par sentiment d’infériorité, on a vite tendance à critiquer les personnes qui nous entourent. Et si, à la place, nous essayions de voir les qualités de cette personne dont on pourrait s’inspirer ? La rencontre est un moment de partage, qui doit être plaisant : apprendre à voir le bon chez les autres nous aidera aussi à faire apparaître ce qu’il y a de meilleur en nous.

Ne pas avoir peur de l’échec

La peur de l’échec, c’est celle qui nous retient dans beaucoup de nos projets. Pourtant, chuter, faillir, ce n’est pas grave, cela fait partie de notre parcours de vie. Nous restons trop souvent englués dans des situations (amoureuses, professionnelles, familiales) dont nous n’osons pas nous sortir par peur de l’échec, alors que nous avons en nous les ressources pour nous relever par la suite.

Puis la peur est une projection dans l’avenir. En étant plus ancré dans le présent, nous laissons moins de place à cette projection, et donc à notre peur de l’échec. Etre présent, c’est déjà agir.

Cependant, si vous vous trouvez dans une situation dont vous avez l’impression que vous ne parvenez pas à sortir, n’hésitez pas à demander conseil autour de vous : vos amis, votre famille, ou même un professionnel qui pourra vous aider à aller de l’avant.

Savoir accepter quand l’on va mal

Nous sommes constamment entourés de petites injonctions vers le bonheur et le bien-être, qui nous font comprendre que nous n’avons pas le droit de nous plaindre ni d’aller mal. Pourtant, nous avons le droit de souffrir, même si c’est pour quelque chose qui semble inutile. Accepter que l’on va mal certains jours ou à une certaine période de notre vie. C’est se donner le droit de ressentir cette souffrance, et ceci nous aidera à surmonter les épreuves.

Aussi, chacun a sa propre capacité à se sentir bien ou moins bien. Ne pas essayer de comparer nos difficultés à celles des autres car la souffrance est une émotion qui nous appartient, tout comme la joie ou la tristesse. Enfin, en vivant nos émotions, nous arrivons mieux à rester connectés à nous-mêmes et à nous orienter vers une plus grande satisfaction des besoins.

Penser « comment » plutôt que « pourquoi »

Peut-être avez-vous fait des erreurs par le passé, des choses dont vous n’êtes pas fier, qui vous pèsent aujourd’hui. Plutôt que de vous demander « pourquoi » vous avez fait ça, ou « pourquoi » vous êtes dans une situation qui ne vous convient pas, demandez-vous « comment » avancer. Quelles sont les solutions concrètes pour agir ?

Prendre conscience de soi et de son vécu

La relaxation dynamique en sophrologie ou la méditation sont des excellents exercices pour apprendre à prendre conscience de soi, de ce que l’on vit, de ce qui nous entoure. En d’autres termes, à vivre au présent. Prenez cinq minutes par jour pour essayer de méditer ou de vous relaxer. Comment? Concentrez-vous sur votre respiration (au niveau du nez, du thorax ou du ventre) : n’essayez pas de ne penser à rien, mais laissez les pensées affluer sans essayer de les contrôler.

Si vous sentez que vous avez besoin d’être accompagnés, essayez les séances de sophrologie en groupe ou en individuel.

Pratiquer régulièrement la relaxation vous aidera à prendre conscience de ce que vous vivez chaque jour, et vous aidera dans votre quête de l’équilibre intérieur.

Source : http://psychologue.net

Qu’est-ce que la fatigue chronique?

Fatigue chronique

Contrairement à un épisode ponctuel, la fatigue chronique est celle qui s’installe et dure mais dont on n’arrive pas à se relever par le repos et le sommeil.

Quelles sont les causes de la fatigue au travail ?fatigue chronique

D’abord il y a des causes physiques. Par exemple le fait de travailler dans un environnement bruyant. L’open space pour les cadres, par exemple. La charge de travail explique également cette fatigue. Je pense là aussi bien à la surcharge qu’à la sous-charge de travail qui elle, ouvre l’horizon de l’ennui au travail et de la perte d’intérêt. Les rythmes de travail, par leur cadence ou leur décalage, sont aussi sources de fatigue.

Existe-il des causes liées à la valeur travail elle-même ?

Oui, tout ce qui génère des conflits de valeurs pour le salarié est fatiguant. Le manque de congruence entre ses propres valeurs et celles qu’on lui demande de mettre en place ou d’afficher. Typiquement cela peut être le cas d’un DRH dont la mission première est normalement de contribuer au développement des personnes, et à qui on demande de faire un plan social. Ou encore, cela peut concerner un cadre dont les idées politiques sont incompatibles avec les valeurs que prônerait son entreprise. Ce type de conflit use les gens professionnellement.

Le manque d’intérêt pour son travail est-il générateur de fatigue ?

Évidemment. Imaginons un ingénieur ayant choisi ce métier pour l’expertise technique à qui on demanderait de remplir davantage d’activités commerciales ou marketing ou de manager une équipe. De l’extérieur, cela semble être une évolution positive pour lui. Mais il se peut qu’il n’en ait pas envie, ce qui peut engendrer une « désidéalisation » de choix de carrière, créer de la démotivation, ou pire un bore out, responsable d’une certaine fatigue.

Quels sont les symptômes de cette fatigue au travail ?

On observe des manifestations psychosomatiques, des problèmes cardiovasculaires, dermatologiques, gastro-entérologiques mais aussi neurologiques. Par exemple de violentes migraines. Et puis, il y a des symptômes moins bruyants comme le manque d’engagement, l’envie d’être ailleurs à peine arrivé au boulot ou encore la procrastination.

En quoi la procrastination est-elle symptomatique d’un état de fatigue ?

Cet état qui consiste à toujours remettre à plus tard les tâches à faire, est propre à l’ennui. On n’a envie de rien mais au travail, on ne peut pas rêver donc on fait traîner les dossiers. Cette pratique dilate le temps et augmente l’inconfort, grande source de fatigue. Quand on est fatigué, on est également plus irritable, davantage sujet aux petites altercations. On n’arrive plus à s’adapter la vie sociale que requiert la vie au travail.

Mais faire du sport risque d’aggraver cette fatigue non ?

Le sport est un réel exutoire, une source d’épanouissement personnel, et a également un petit effet anti dépresseur grâce à la secrétion d’endorphine, l’hormone du plaisir. Après l’épreuve, on a la satisfaction d’avoir produit un effort et d’être fatigué, c’est vrai. Mais on sait pourquoi et comment récupérer !

Vous êtes fatigué psychiquement si…

Le matin avant de partir bosser vous vous dites « Je peux y aller mais je n’en ai pas envie ». La fatigue psychique se caractérise en effet par le manque d’intérêt pour ce que l’on a faire, l’ennui au travail car au final, on n’y trouve plus de sens. Et ce, contrairement à la fatigue physique qui elle, vous ferait dire « J’ai envie d’aller bosser mais je ne peux pas ». Sous-entendu, mon corps ne peut plus me porter.

Vous ressentez une fatigue cognitive si…

Avez-vous des difficultés à vous concentrer ? À vous poser pour réfléchir car vous êtes sans cesse perturbé par des événements extérieurs (bruit, coupures intempestives, multi-tasking, soucis personnels ou professionnels…) ? Alors vous êtes sans doute victime de fatigue attentionnelle. « La difficulté à se concentrer finit par se payer car le travail n’est pas fait. Il faut donc le rattraper en rallongeant son temps de travail et/ou en accélérant le rythme. De plus, vous culpabilisez et la qualité de vie à votre travail en pâtit », analyse le coordonnateur du Dictionnaire de la fatigue.

Vous souffrez d’une fatigue spirituelle au travail si…

Au travail, vous avez l’impression de perdre vos valeurs, bref de vous perdre vous-même. « Chaque matin, vous endossez un masque et un costume qui ne sont pas les vôtres. Et on vous demande de jouer le rôle qui va avec. C’est prégnant car dans les entreprises, il y a un double discours. D’un côté, on vous dit « venez comme vous êtes ». De l’autre, on vous demande de tenir une fonction sociale et des rôles prédéterminés », constate notre chercheur. Bilan, vous êtes usé et fatigué par ce double discours.

Vous êtes un fatigué compassionnel si…

En arrivant au boulot le matin, vous n’avez plus aucune empathie pour vos collègues et collaborateurs, si votre baromètre interne d’optimisme est au plus bas ou encore, si vous n’éprouvez plus une once de compassion pour autrui. Si vous présentez ces symptômes, alors vous êtes peut-être atteint de fatigue compassionnelle. « Ce terme désigne en fait le sentiment d’épuisement physique et émotionnel que les professionnels de la relation d’aide sont susceptibles de développer au contact de la souffrance, au point que leur vision du monde et leurs croyances fondamentales en sont profondément et durablement ébranlées », conclut Philippe Zawieja. Mais évidemment, les professionnels de l’aide n’ont pas le monopole de la fatigue compassionnelle.

Sans compter que dans certains cas extrêmes, les différents types de fatigue se superposent. L’une n’excluant malheureusement pas l’autre. Dès lors que les heures de sommeil et le repos ne suffisent plus à réparer votre fatigue, vous êtes dans un type de fatigue chronique qui mérite une attention et un traitement particuliers.

Que peut apporter une pratique de la sophrologie?

Plus qu’une attitude, c’est un état d’esprit

En apprenant à pratiquer la sophrologie, ou une autre méthode de relaxation, vous vous reconnectez à votre corps, et à votre être psychique et émotionnel (vos ressentis, vos émotions). En apprenant à pratiquer des exercices de sophrologie simples et quotidiens, vous parviendrez petit à petit à redonner du sens à votre travail, à votre environnement, au final à votre envie de vivre vos expériences. Les choix deviendront plus clairs et il deviendra plus facile pour vous de passer à l’action afin de changer ce qui vous ennuie.

Source: Extraits d’un article de Cadremploi

Voir aussi l’article sur le sommeil

Brown-out : que se cache-t-il derrière ce syndrome ?

Qu’est-ce que le brown-out ?

Les êtres humains et les appareils électriques ont une chose en commun. Ils sont parfois victimes de brown-out. Empruntée au domaine de l’électricité, cette expression anglaise désigne pour les appareils électriques, une baisse volontaire ou involontaire de l’intensité pour éviter la surchauffe. Pour les êtres humains, elle exprime une baisse de l’engagement, résultat d’une perte de sens au travail. Ceux qui en sont victimes travaillent sans se préoccuper de la qualité de ce qu’ils fournissent et démissionnent mentalement de leur poste. Ils s’en désengagent pour se protéger et éviter d’atteindre le stade du burn-out.

C’est l’anthropologue américain David Graeber qui a développé en premier le concept dans un article paru dans la revue britannique Strike! en 2013. Il explique que le progrès technologique, à défaut d’avoir réduit le temps de travail hebdomadaire, a fini par créer plus de tâches et plus de métiers inutiles. Les premier touchés selon lui, sont les cadres dans l’industrie, les PDG ou encore les avocats d’affaires, sur qui il a basé son étude. Mais parler de brown-out en soi a-t-il vraiment du sens ?

Burn-out, bore-out ou brown-out : quelles différences ?

Burn-out, bore-out, brown-out… Ces mots viennent vulgariser des travaux sur lesquels psychologues et chercheurs en management planchent depuis longtemps. « Il n’y a rien de nouveau dans le phénomène du brown-out. Ne pas trouver de sens à son travail a toujours existé, encore plus au temps où la robotisation n’avait pas soulagé l’Homme des tâches répétitives », explique Jean-Denis Budin, directeur fondateur du Credir, une association qui accompagne les professionnels dans leur phase de transition.

Contrairement au bore-out, qui exprime l’ennui par sous-charge de travail, le brown-out est la perception d’un travail dénué de sens. En découle une certaine lassitude ou un cynisme de celui ou celle qui en est victime. À l’inverse du burn-out, il n’est pas un état de crise et ne se manifeste pas de façon violente sur le plan psychique ou physique. En revanche il toucherait bien plus de personnes. Une étude publiée par Corporate Balance Concepts, menée auprès de 1 000 dirigeants américains a conclu en 2013 que 40 % d’entre eux souffraient de brown-out.

Comment se manifeste-t-il ?

Le quotidien britannique The Telegraph a listé dix comportements et sentiments queBrown-out vivent et ressentent les personnes en brown-out :

  • Vous travaillez sans pour autant éprouver d’intérêt pour ce que vous faites. Le travail en lui-même est une corvée et ne vous stimule pas intellectuellement.
  • Vous avez l’impression que votre to-do-list ne réduit jamais et qu’il y a toujours plus à faire.
  • Vous ne prenez plus en main votre carrière ni ne faites de décisions importantes pour vous-même.
  • En réunion, vous contribuez au minimum et voyez d’abord les risques plutôt que les opportunités.
  • Vous avancez toutes les excuses possibles pour les éviter.
  • Dès le réveil et avant de dormir vous vérifiez vos mails. Vous êtes collé à votre smartphone le week-end et même en vacances ou entre amis.
  • Vous souffrez physiquement. Votre forme baisse, vous mangez gras, ne dormez pas assez et avez abandonné le sport.
  • Vous avez perdu votre sens de l’humour et tendez vers un comportement passif agressif. Si quelqu’un (au travail ou ailleurs) vous demande comment vous allez vous avez tendance à répondre de manière monosyllabique.
  • Votre vie de famille n’est plus ce qu’elle était. Vous rentrez le soir pour regarder la télévision et montrez peu d’intérêt pour votre époux ou votre épouse et vos enfants. Vos relations amicales s’étiolent et vous ne vous y intéressez plus.
  • Vous ne détestez pas vos boss, mais selon vous ils sont colériques et imprévisibles. Vous ne savez jamais s’ils vont apprécier ou non votre travail.

Quelles sont les causes du brown-out ?

Le travail

Si vous en êtes arrivé là c’est que vous avez peut-être été victime d’une erreur de casting. En d’autres termes vous occupez un poste pour lequel vous n’êtes tout simplement pas fait. Dans ce cas, le recruteur et vous-même êtes fautifs. Le recruteur parce qu’il vous a mal jugé. Vous-même parce que vous avez mystifié le poste ou avez forcé votre enthousiasme pour être recruté à tout prix.

Le corps

Chez d’autres, la cause du brown-out relève plutôt d’une négligence du corps. « Le brown-out mais aussi le burn-out, sont causés principalement par une mauvaise hygiène de vie », avance Jean-Denis Budin. Selon lui, le sommeil, primordial pour la récupération du corps et de l’esprit, est négligé par les personnes en brown-out. « Avec l’arrivée des tablettes et autres smartphones, on assiste à une hyperactivité numérique chez certains. S’ils sont utilisés jusqu’au moment du coucher, ces outils peuvent court-circuiter les cycles du sommeil », analyse-t-il. Et mener in fine vers un manque de récupération pendant la nuit, qui peut jouer sur l’humeur du lendemain.

Le sommeil

Dans d’autres cas, le brown-out et le burn-out résultent d’une apnée du sommeil. Ce syndrome trop peu diagnostiqué touche 5 à 7 % de la population française*. « Elle pollue la phase du sommeil qui traite la mémoire émotionnelle », résume le fondateur du Credir. Les émotions de la journée sont ainsi mal traitées, ce qui peut entamer notre créativité et jouer sur notre capacité à percevoir les choses sous un jour nouveau. (Gary Fireman, médecin et chercheur à l’université de Suffolk à Boston). De quoi rester coincé dans une frustration certaine.

Autres causes

Enfin, il y a des causes extérieures. Le travail lui-même s’est transformé et a vu apparaître l’instauration d’une dimension commerciale et/ou managériale dans des professions techniques. « L’ingénieur qui travaillait autrefois dans un bureau d’études sans trop de relations interprofessionnelles n’existe plus. Aujourd’hui, il doit aussi gérer la gestion d’un budget ou la prospection client », illustre Philippe Zawieja, chercheur associé à Mines ParisTech et auteur d’un Que Sais-je sur le burn-out. Des personnes autrefois expertes sur leur domaine se retrouvent à gérer d’autres domaines plus éloignées de leur cœur de métier. Parallèlement, l’évolution professionnelle rime désormais avec responsabilités managériales.

Comment en sortir ?

Dans la plupart des cas, le brown-out est un mal relevant de la perception.
En pratiquant la sophrologie, les personnes en brown-out peuvent apprendre à faire évoluer la perception qu’elles ont de leur travail et de leur vie. Par la suite, apparaîtront  de nouvelles perspectives sur leurs plaisirs et leurs désirs. Cette nouvelle prise de conscience leur permettra de réduire leur niveau de stress, récupérer un sommeil réparateur, être plus à l’aise et ouvert aux autres. Ensuite, il sera plus facile de passer à l’action. Elle peut être soit un changement radical de vie professionnelle, soit une nouvelle façon de vivre sa situation en y voyant des plaisirs qui auparavant, n’étaient pas apparents.

Finalement, le remède parfait pour se soustraire du brown-out serait le même que celui qui soigne la lassitude : redonner du sens à son existence.

*Donnée Inserm.

Source : Extrait de Cadremploi Newsletter 15 Novembre 2016

Rumination et sophrologie : quels liens?

Rumination ou réflexion ?rumination

Susan Nolen-Hoeksema, du département de psychologie de l’université de Yale est spécialiste des troubles de l’humeur et de l’anxiété. Elle a effectué de nombreuses recherches sur les mécanismes cognitifs menant à la dépression. Elle a ainsi pu établir que le principal d’entre eux était lié au tempérament « ruminatif » ou rumination (overthinking).

Lors d’une étude sur 1.300 personnes effectuée dans les années 2.000, elle a pu noter que 63 % des jeunes adultes et 52 % des quadragénaires pouvaient être considérés comme des « overthinkers » avec curieusement une population féminine davantage touchée (1).

Les causes de la rumination

Depuis 15 ans, il est fort probable que les choses ne se soient pas améliorées. Les causes peuvent être très diverses comme la révolution numérique, la communication par courriels ou textos, l’attrait pour l’information en continu, la possibilité d’être contacté par son travail à tout moment, et surtout peut-être la baisse de nos stimulations sensorielles et corporelles du fait de la coupure de notre relation à la nature.

D’après Christel Petitcollin (2,3), une autre cause est possiblement envisageable : l’émergence de personnalités à « pensée complexe » qu’elle appelle les « surefficients mentaux ». Ils représenteraient selon elle de 12 % à 15 % de la population. Ces personnes ont en commun de s’être souvent ennuyées à l’école et de s’entendre régulièrement dire par leur entourage : « Tu te poses trop de questions ! ».
Mais la rumination est aussi fortement présente chez les personnalités obsessionnelles, anxieuses et de fait, à risque dépressif. Elle provoque aussi des troubles du sommeil et empêche surtout de profiter de l’instant présent, limitant alors les possibilités de « se recharger » par le positif, quand celui-ci se présente.

Alors que faire ?

Reconnecter l’instant présent : Comment faire, quand on est sujet à cette difficulté ? La première idée est de s’entraîner à se reconnecter au moment présent, comme la sophrologie sait le faire. Le mouvement mindfulness, notamment à travers le cycle MBCT (4), propose un coaching soigné permettant d’intégrer progressivement de petites pratiques de présence consciente à la vie, de quelques minutes plusieurs fois par jour.

Laurie Hawkes est psychologue clinicienne. Elle dénonce la tendance actuelle au mode de pensée qui conduit à cataloguer de manière rapide les personnes et les événements (5), dans le cadre d’une vision à court terme. Le mode de pensée est devenu plus manichéen, moins nuancé, cela favorisant aussi bien le fonctionnement sectaire et la radicalisation, que les réactions protectionnistes.
Ce retour au mode de pensée dit « primaire » est favorisé par le stress et l’on rentre dans un cercle vicieux : plus on est stressé, moins on peut relativiser et trouver une solution à nos problèmes, et du coup plus on rumine et plus on est stressé. Une bonne gestion du stress nécessite donc (en partie) de développer une pensée plus claire et nuancée, ce qui est aussi favorisé par la relaxation, la sophrologie et la méditation (6).

1 Susan Nolen-Hoeksema : Pourquoi les femmes se prennent la tête ? Éd. Marabout
2 Christel Petitcollin : Je pense trop. Comment canaliser ce mental envahissant. Ed Guy Trédaniel.
3 Christel Petitcollin : Je pense mieux. Vivre heureux avec un cerveau bouillonnant, c’est possible ! Ed Guy Trédaniel.
4 MBCT : Mindfulness Based Cognitive Therapy. Thérapie cognitive basée sur la méditation de pleine conscience.
5 Laurie Hawkes : Petit Traité de lucidité sur soi-même et sur les autres. Éditions Payot.
6 Gilles Pentecôte : Sérénité et efficacité : L’équilibre, en apprivoisant le stress. Ed Spiralibre 2015.
Source : Infolettre de la SFS, novembre 2016

La relaxation dynamique en sophrologie

Relaxation dynamique en sophrologie

La visée de la relaxation est de diminuer le niveau de tension musculaire, qui apporte une sensation de détente psychologique, et ceci tout en restant éveillé.

En se relaxant, le sujet adopte à la fois une attitude passive (« a let it happen attitude », selon H. Benson) sans tensions inutiles, tout en étant attentif ou concentré sur un stimulus déterminé : sensations corporelles, respiration, image mentale, son, objet…
La sophrologie utilise la « relaxation dynamique ». En d’autres termes, une séance va varier  entre des phases de stimulation des tissus corporels et des phases de baisse du niveau de vigilance (niveau de conscience proche du sommeil).

Il est important de souligner l’importance d’un entrainement régulier si l’on veut voir apparaître des effets notables, à savoir:

  • Mieux gérer les réactions émotionnellesrelaxation
  • Diminuer le niveau général de stress et la fatigue
  • Se reposer rapidement et efficacement
  • Faciliter un sommeil réparateur
  • Se sentir plus serein
  • Diminuer les risques de maladies cardio-vasculaires

La sophrologie, dans sa forme originelle, n’utilise pas de stimuli extérieurs autres que la voix du sophrologue. Musique douce, encens, coussin moelleux, lumière tamisée… sont autant de signes qui relève de la non-authenticité de la « sophrologie » proposée. Le fondateur de la sophrologie précise en effet que  » Se relaxer c’est s’adapter à la situation présente, quelle qu’elle soit, dans sa réalité objective ».

Voir aussi l’article sur le bien-être et l’équilibre intérieur

Troubles musculo-squelettiques

Troubles musculo-squelettiques ou TMS, comment les soigner ?

Les troubles musculo-squelettiques affectent de plus en plus de personnes actives.
Ce sont des douleurs présentes sur certaines parties localisées du corps. Elles apparaissent davantage dans les articulations du haut du corps :

Poignet-main : 40%

Epaule : 37%troubles musculo-squelettiques

Coude : 21%

Genou : 1%

Autres syndromes : 1%

Aussi, les facteurs favorisant les TMS sont :

  • Bio-mécaniques : Mouvements de force, positions extrêmes, répétition des mêmes gestes, travail statique, vibrations, chocs mécaniques, froid…
  • Contraintes organisationnelles : Organisation et environnement de travail, management
  • Individuels : Age, sexe, état de santé
  • Contraintes psycho-sociales ou la façon dont le travail est perçu par le salarié : Insatisfaction, travail monotone, tensions engendrées par les délais à respecter, manque de reconnaissance professionnelle, manque d’autonomie, relations sociales dégradées, absence de soutien de la hiérarchie, relations difficiles avec les collègues, insécurité de l’emploi.

Par conséquent, le stress au travail peut provoquer des douleurs musculaires, des œdèmes, des inflammations au niveau des tendons, ulcères, infarctus, constipation, épaississement et bouchage des artères…

Des solutions pour diminuer réduire ou atténuer les TMS :

  • Diététique, ergonomie, ostéopathie, kinésithérapie, allopathie pour agir au niveau de la bio-mécanique du corps
  • Coaching, techniques de management, facteurs humains pour alléger les contraintes organisationnelles
  • Diététique, sport, amélioration du cadre de vie pour garder un bon état de santé et une bonne hygiène de vie
  • Sophrologie, sport, développement des relations humaines

Avec une pratique régulière de la sophrologie, la personne apprend à développer ses ressentis, à dégager les tensions et donc à réduire les risques d’apparition des TMS en adaptant ses positions et ses habitudes de vie pour atteindre un meilleur confort quotidien.

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La sophrologie ludique avec les enfants

La sophrologie ludique peut se pratiquer avec les enfants à partir de l’âge de 6/7 ans.sophrologie ludique

La sophrologie ludique (ou sophrologie avec les enfants) vise à les aider à lâcher prise, à être plus présents à eux-mêmes par l’écoute de leurs ressentis et de leurs émotions, et ainsi à être plus connectés au monde qui les entoure, tout en s’amusant.

 

A cet effet, plusieurs jeux et exercices peuvent être proposés comme par exemple :

  • des séances de respiration, de silence et du regard intérieur pour inviter l’enfant à être présent à soi, à prendre confiance et, par ce moyen à s’affirmer en se détachant du regard des autres.
  • des séances favorisant l’écoute du corps, de l’attention, des émotions et du monde extérieur (marche en pleine conscience, découverte d’un objet neutre, l’écoute des sens…). Lorsque le rapport à soi devient plus clair et plus sain, le rapport à l’autre devient tout aussi limpide et bienveillant. Un enfant agité peut ainsi trouver le moyen de s’apaiser, se détendre.
  • Des exercices stimulant la cohésion et l’esprit d’équipe, de solidarité et d’entraide au sein du groupe, pour apprendre à être et vivre avec les autres (reconnaissances corporelles, jeu du sumo, jeu de la momie…)

Il est possible de pratiquer de façon individuelle ou en groupe (7 à 10 enfants). Avec les enfants, on peut être très créatif et étendre la liste des jeux à l’infini. L’imagination et la concentration seront davantage stimulées.

Phénoménologie et Sophrologie

Phénoménologie : Qu’est-ce que c’est ?

D’une part, la phénoménologie selon Edmund Husserl c’est un retour aux choses telles qu’elles se présentent à notre conscience, sans jugement. C’est l’étude du phénomène.

 

D’autre part, Merleau-Ponty signifie que le corps n’est pas seulement une chose. Il serait une condition permanente de l’expérience, parce qu’il constitue l’ouverture perceptive au monde et à son investissement. En apparaissant à lui-même, il fait aussi apparaître le monde. Il y a une coappartenance de la conscience et du corps dont l’analyse de la perception doit rendre compte.

phénoménologieLa sophrologie est issue de plusieurs courants philosophiques, dont la phénoménologie.

La sophrologie, c’est aussi la science de la conscience en harmonie.
Son éthymologie vient du Grec:

  • SOS: Harmonie, exempt de maladies
  • PHREN: Conscience, esprit
  • LOGOS: Science, étude

Cliquez ici pour plus d’informations sur la phénoménologie.

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